Office de Tourisme



LACAPELLE-MARIVAL    ( 1420  hab.)

  http://www.lacapelle-marival.fr/

Lacapelle-Marival est chef-lieu de canton du Lot et siège de la Communauté de Communes Causse-Ségala-Limargue, qui comprend 19 villages.

Situé à 20 km au nord-ouest de Figeac, Lacapelle-Marival se trouve au centre du Limargue, étroite plaine riche et verdoyante au sous-sol d’argile, de calcaire et de grès qui s’étire en longueur des environs de Padirac au nord à ceux de Figeac au sud


  Le Château de Lacapelle-Marival    

 

                     

                                                                                                                                                                                                                                                            

 Géraud 1er de Cardaillac, premier Seigneur de Lacapelle s’y installa en 1270 en quittant par souci d’autonomie,la place forte

 familiale de Cardaillac (à 13 km au sud).
Il construisit une ceinture fortifiée au château comportant 7 tours, entoura le village d’une enceinte propre et aménagea la tour initiale en véritable donjon.

                                  

Solide construction carrée de 18 mètres de côté avec des murs épais de plus de 3 mètres s’élevant à 30 mètres de haut et comportant 3 étages,
chacun divisés en 4 pièces.

Ce donjon fut remanié  au XVème siècle, en même temps que furent percées des fenêtres à croisée dans les murs, il reçut la finition qu’il a conservé de nos jours, à savoir un étage supplémentaire avec chemin de ronde sur mâchicoulis, 4 échauguettes d’angles et une toiture pentue couverte en lauzes de schiste.      
Les 2 tours semi-circulaires, au sud, faisaient partie d’une puissante muraille qui entourait le donjon et une vaste cour intérieure.
Elles se trouvent aujourd’hui intégrées dans une aile Renaissance, qui, la sécurité étant acquise, fut construite au cours des XVIème et XVIIème siècle et donna au château une vocation de résidence, ouverte au sud sur de vastes jardins.







 

Le Seigneurie des Cardaillac octroya en 1294 aux habitants du gros bourg qui s’était formé autour du château, des libertés et des franchises, puis, fin XVème siècle une charte des coutumes. Il fut alors administré par des consuls et érigé par Louis XIV en marquisat.

Le château fut vendu au XVIIIème siècle aux Loupiac de Ladevèze avant d’être pillé à la Révolution et de voir son mur d’enceinte démantelé, et les matériaux utilisés dans les constructions du village.
 
Classé Monument Historique depuis 1939, le château est aujourd’hui propriété de la commune qui a installé les locaux de la mairie dans l’aile ouest.

  A noter la force quasi royale de la devise des Cardaillac « toto noscontur in orbe » qui marque leur fière ambition (« ils furent connus dans le monde entier»). Nombre d’entre eux l’ont démontré puisqu’ils participèrent aux Croisades avec le comte de Toulouse, fournirent de nombreux prélats et au XVIème siècle Antoine de Cardaillac fut Sénéchal du Quercy.

Plusieurs participèrent aux guerres de François 1er, en Italie et contre Charles Quint.
Témoignage de l’influence manifeste de ces campagnes militaires sur le goût artistique de l’époque, des fresques du XVIème siècle, représentant des allégories et des personnages antiques ont été découvertes à la fin du XXème siècle dans l’aile Renaissance.

  La restauration en cours du donjon a permis de découvrir et de mettre en valeur des décorations peintes sur les boiseries et les plafonds, en particulier des médaillons représentant les propriétés des Cardaillac, ainsi que des scènes et des paysages pittoresques.

 

Un portrait de la Marquise de Cardaillac orne le mur de la salle qui porte son nom et dont le sol est constitué d’un dallage datant du XVème siècle. Du chemin de ronde on peut admirer de nombreux points de vue sur le village et ses environs.

 Situation

Le village entouré de collines douces, de bois et de prés mêlés, est traversé par le ruisseau le « Francès », qui descend du Ségala avant d’aller se perdre à Théminettes dans le causse. Il reçoit en amont un autre ruisseau, le « Marival » qui est à l’origine probable du nom de la commune (bien que certains penchent pour une déformation de l’ancien « La Chapelle du Val des Merles » en « La Chapelle Merlival » devenu Lacapelle-Marival.
Les sources y sont nombreuses comme celle du Catalo et surtout celle, thermale, du Bois Bordet.

  A découvrir...

Site paléolithique déjà occupé à l‘époque gallo-romaine, l’histoire de Lacapelle-Marival se confond avec celle des Cardaillac et de leur château.

 

A l’origine, une tour carrée du début du XIIIème siècle construite par le seigneur de Cardaillac, faisant face à une chapelle romane du XIIème siècle, assurait la sécurité d’un important carrefour de routes où se croisaient une ancienne voie gallo-romaine reliant Lyon à Bordeaux, une route locale reliant Figeac à Saint-Céré (deux grosses bourgades très commerçantes) et un des chemins de Saint-Jacques de Compostelle, l’actuel GR.6 (Conques-Rocamadour). Le château est classé monument historique.

 

 L’église actuelle, Notre-Dame de l’Assomption, de style néogothique, a remplacé la chapelle romane en 1475. Construite en grès, elle se dresse très haut et semble tenir tête au château tout proche. Sa nef, séparée par de gros piliers circulaires, est cernée de dix petites chapelles nichées entre les contreforts. Elle possède d’intéressants vitraux ainsi qu’un tableau de l’Assomption de la Vierge-Marie par Gamelin.

  Un circuit fléché (repéré par des «clefs» sur des plaques émaillées explicatives) permet de découvrir la structure moyenâgeuse du centre du village et ses curiosités. La pierre de grès des maisons, parsemée d’éclats de quartz, et les toitures en tuiles, donnent au village un aspect méridional.

 En été, suivant les heures du jour, ses couleurs passent de tons flamboyants jaune orangé aux fins pastels vieux rose du château au soleil couchant.

Le circuit permet de voir plusieurs calvaires dont l’un, sur la place Larroque (l’ancien «foirail»), plus imposant est surmonté d’une croix en fer forgé, des puits couverts, faisant office de fontaine et une maison ancienne dite du Moulin, exemple du style quercynois avec son bolet (escalier donnant sur un balcon couvert).

 

Au fond de la place du Fort qui fait face au château, l’Arbol, ancienne porte d’entrée fortifiée du village, conserve depuis le Moyen Age l’imposante tour ronde qui la surmonte et qui servait alors de tour de guet (il y en avait six autres). Juste à côté,  mais en dehors de l’enceinte fortifiée, la Halle, construite au XVIème siècle repose sur des piliers de pierre. Elégante, avec sa toiture en tuiles canal et sa charpente en châtaignier, elle remplit presque totalement la petite place du même nom.

  Le plan d’eau, le Merlival, dont on peut faire le tour (1 km.) ainsi que les hauteurs du Bois-Bordet (au dessus de la source du même nom) offrent d’agréables points de vue sur le château ainsi que sur le village et ses alentours.